A l’initiative de la ville de Noisy-le-Grand, la compagnie Cyclone a été la première à investir la Villa Cathala. Cette villa florentine du XIXème siècle, rénovée pour y installer un Centre Culturel, a ouvert ses portes en 2011 à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine. En compagnie de l’association Fortuna, nous avons ainsi pu réaliser quelques-uns des événements majeurs de ce lieu emblématique de la ville.
Noce à la Villa, une pièce de Philippe Penguy, pour l’inauguration de la villa Cathala.
Une journée d’animations sur le thème du Second Empire.
Noce à la Villa, est une pièce écrite et mise en scène par Philippe Penguy.
La distribution :
Elle est composée d’acteurs professionnels de la compagnie Cyclone, de comédiens bénévoles issus de l’association Fortuna ou des ateliers-théâtre de la ville de Noisy-le-Grand.
Juliette Raynal, la sœur du père : Agnès Valentin, compagnie Cyclone. Eléonore Raynal, la mère : Florence Kadri, compagnie Cyclone. Julie Raynal, la fille : Géraldine Moreau-Geoffrey, compagnie Cyclone. Omar, l’intendant de Juliette : Hassan El Jaï, compagnie Cyclone. Félix, jardinier à la Villa : Didier Boulle, compagnie Cyclone. Gustave Delcourt, fiancé de Julie : Morgan Guerbé, compagnie Cyclone.
Jules Raynal, le père : Yves Houllier, association Fortuna. Julien Raynal, le fils : Clément Eoche-Duval, association Fortuna. Albert, majordome à la Villa : Jean-François Thiriot, association Fortuna.
Marguerite, femme de chambre à la Villa : Kheira Bezouaouia, atelier-théâtre de Noisy. Ernestine, cuisinière à la Villa : Jacqueline Touchard, atelier-théâtre de Noisy.
Domestiques, invités à la noce, fiancés dans le cauchemar de Julie : Bénévoles de Noisy-le-Grand et danseurs de l’association « Quadrilles et polkas ».
En 2011, la ville de Noisy-le-Grand, après plusieurs années de rénovation, ouvre un nouveau lieu Culturel, La Villa Cathala. Il est alors demandé à la compagnie Cyclone de concevoir un spectacle pour l’inauguration de ce lieu. Rapidement le choix du théâtre s’impose. Philippe Penguy écrit alors une pièce dont le seul point commun avec le lieu est le Second Empire, et imagine l’histoire d’une famille ayant habité cette demeure.
Complot, passions, rivalités, amour, action, tout est fait pour donner aux spectateurs des émotions dans la grande tradition du Romantisme.
Au final, un spectacle qui mélange les comédiens professionnels de la compagnie Cyclone, nos amis de l’association Fortuna, et qui met également en scène une importante figuration et un groupe de reconstitution des danses XIXème, l’association Quadrilles et Polkas. Une distribution comportant 45 personnes. La pièce dure 1h40 et la mise en scène s’est adaptée à l’espace, transformant le perron de la Villa en scène de théâtre, utilisant la façade, le jardin et les terrasses, ajoutant un parquet de danse de 80m2 pour une représentation unique et spectaculaire.
L’histoire : Aux alentours de 1860, la famille Raynal habite une villa florentine sur la commune de Noisy-le-Grand. Il y a Jules, le père, industriel, Eléonore, sa femme, et deux grands enfants. Le fils, Julien, est dans une école militaire. Quant à la fille, Julie, elle va bientôt se fiancer. Toute la maisonnée se prépare donc pour ce grand événement, depuis Félix, le jardinier, jusqu’à Ernestine, la cuisinière. Survient alors un personnage que tout le monde avait oublié. Il s’agit de Juliette, la sœur de Jules Raynal, qui vit en Afrique du Nord. Son arrivée va bouleverser la vie de la villa.
Deux journées d’animation en salle Turenne. Samedi 12 et dimanche 13 avril 2014. La compagnie Cyclone, mandatée par le Musée de L’Armée.
Organisation : Compagnie Cyclone (direction Philippe Penguy), avec l’apport de l’U.S.I Escrime, de l’association Fortuna et des Gardes Françaises de la Maison du Roy.
Sur un week-end, nous avons investi la salle Turenne pour y restituer l’ambiance d’une salle d’Armes au XVIIème siècle. Sous la conduite d’un Maître d’Armes et de prévôts, on y apprit à tirer à la rapière et au poignard. Notre ambition est de travailler d’après les traités d’escrime de l’époque, en abordant Ridolfo Capoferro ou Hyéronimo Calvacabo, dont le traité a été traduit dès 1617 par le sieur de Villamont. N’oublions pas pour autant le fleuret, arme d’étude par excellence, qui apparaît vraisemblablement sous le règne de Louis XIII. Cette salle d’Armes était ouverte au public, qui pouvait assister, en plus du travail quotidien, à quelques assauts préparés.
Illustrer une exposition consacrée aux mousquetaires par le biais de l’escrime, quoi de plus naturel ?
Et pourtant. Comme l’indique si bien la présentation consacrée à l’exposition sur le site du Musée de l’Armée«Cette exposition tentera de renouveler notre regard sur ces héros qui ont tant inspiré Alexandre Dumas et bien des œuvres cinématographiques, mais dont le rôle réel nous est mal connu, tant la fiction a fini par occulter la réalité historique ».
En effet, que sait-on réellement sur ces personnages et leur quotidien ? Peu d’iconographie, peu de sources… Et pour les pratiquants d’escrime ancienne, l’arme la plus populaire du cinéma et du théâtre, la fameuse rapière, présente dans bien des musées, n’aura finalement eu qu’une durée de vie bien éphémère au regard de l’épée médiévale, du fleuret ou du sabre.
Alors il nous faut replacer le mousquetaire dans son contexte, dans son époque, aux côtés d’autres militaires, dans un environnement où la noblesse côtoie les arts de la Danse, du Théâtre, de l’équitation…
En 2009, la compagnie Cyclone a investi l’Hôtel National des Invalides pour La Nuit des Musées, avec 6 spectacles mis en scène par Philippe Penguy et joués chacun 3 fois au cours de la soirée. Une mise en scène grandiose, des spectacles de cape et d’épée ou des lectures intimistes, il y en avait pour toutes les sensibilités.
La Cour d’Honneur : trois spectacles présentés en alternance au cours de la soirée. Mise en lumière : Vincent Tudoce.
« Les mousquetaires 1643 »:
Saynète de Philippe Penguy. Réglage des combats : Philippe Penguy assisté de Yves Houllier. Avec la participation de l’association Fortuna et du club d’Escrime Artistique d’Ivry-sur-Seine. Durée 15 minutes.
Le tout jeune roi Louis XIV, qui adore voir manœuvrer sa garde personnelle composée de mousquetaires, doit venir le lendemain. Le lieutenant D’Artagnan est donc chargé de la présentation…
(c)Stefania Iemmi 2009
L’ambiance générale est celle d’une caserne où des mousquetaires se retrouvent pour s’entraîner au maniement des armes blanches. La notion d’uniforme n’étant pas encore vraiment en vigueur, chacun s’habille comme il veut. Souliers, bottes, pourpoints, chemises… On porte la moustache, la royale ou d’autres attributs pileux. On est armé d’une rapière à lame losangique ou plate, d’un poids qui n’est pas celui que l’on voit habituellement au théâtre ou dans les films de cape et d’épée. On peut accompagner la rapière d’une bonne dague. On jure à la gasconne (sandis, capédédiou, palsambleu, morbleu, cadédis, vertuchou, par la malemort, sandiou, ventrebleu, malpeste, vertudieu, sanguienne, caramba, tron de l’air, morbioux…) mais on a droit à d’autres jurons, pourvu que l’on ne soit pas vulgaire. Ce groupe un peu disparate n’est pas très ordonné. Leur chef a un peu de mal à lui faire répéter les manœuvres militaires. Pourtant, dès qu’il s’agit de faire montre d’adresse et de courage dans le maniement des armes il répond présent.
Yves Houllier, photo Stefania Iemmi
N.B : les termes employés en escrime, pour donner de la cohérence, sont tirés du livre de Hyéronimo Calvacabo, « Traité et instruction pour tirer des armes », traduit en français en 1617 par le seigneur de Villamont.
« La salle d’Armes 1740 » :
Saynète de Philippe Penguy. Réglage des combats : Philippe Penguy assisté de Morgan Guerbé. Avec la participation du club d’Escrime Artistique d’Ivry-sur-Seine. Durée 15 minutes.
Le Maître d’escrime arrive seul, en musique. Il entre dans le cercle de lumière en attendant l’arrivée d’un haut personnage. Celui-ci arrive bientôt. Il s’agit du prince de Conti (Louis-François de Bourbon-Conti, comte de la Marche) qui a choisi une salle d’Armes parisienne afin de renouer avec l’exercice après une blessure. C’est donc un endroit où la noblesse vient chaque jour pratiquer le noble art de l’escrime.
(c)Stefania Iemmi 2009
On s’exerce en culotte et en chemise, à jabot ou non, avec ou sans gilet. La clientèle du maître d’escrime est civile ou militaire, en tout cas la roture n’a pas vraiment sa place en ces lieux. On « tire des armes » au fleuret ou à l’épée seule, c’est l’essence même de l’escrime française qui acquiert à cette époque ses lettres de noblesse. Le langage est policé, la préciosité a laissé ses marques. Cependant l’ironie est mordante, le libertinage règne et le maître d’Armes, qui porte des moustaches à l’ancienne mode, en fera les frais. Il devra satisfaire aux caprices du Prince, mais ne cédera pas d’un pouce sur son honneur d’escrimeur.
Morgan Guerbé, photo Stefania Iemmi
N.B : les termes employés en escrime, pour donner de la cohérence, sont tirés de deux livres fondateurs de l’escrime française : « Le maistre d’Armes ou l’exercice de l’épée seule dans sa perfection » du Sieur de Liancour (1686), et « Traité des Armes » par le Sieur de Girard (1740)
« Grenadiers et duellistes sous le Premier Empire » :
Saynète de Philippe Penguy. Avec Joël Dirninger et Benjamin Dupiech. Avec la participation des grenadiers d’Ile de France. Durée 20 minutes.
Au son des tambours, en bon ordre, arrivent les grenadiers de la garde impériale. Sous la silhouette de Napoléon 1er surplombant la cour d’honneur des Invalides, ils effectuent différents mouvements de troupe en ordre impeccable. Leurs uniformes célèbres, qui ont parcouru l’Europe, brillent dans la lumière. « La garde, espoir suprême et suprême pensée », se caractérise par une fidélité, une fierté, un dévouement intense, un sens de la discipline et de l’honneur qui furent les ferments essentiels d’un système propre à cette troupe d’élite.
Au bout de quelque temps surviennent deux officiers. Leurs uniformes sont ceux d’un dragon et d’un hussard. Ils ont pour nom Dupont et Fournier. Ils en sont à leur troisième duel. Celui-ci se déroule au sabre. Leur haine n’a d’égale que leur respect mutuel, et l’histoire les a retenus sous le nom des « duellistes ». De 1794 à 1813, ils se battirent dès qu’ils en eurent l’occasion, donnant ainsi la matière d’un roman à Joseph Conrad et d’un film à Ridley Scott. Ce soir, qui sera le vainqueur ?
Le département moderne :
« Les réminiscences » :
Textes et mise en espace de Philippe Penguy, avec Laetitia Favart, Emilie Jourdan, Nathalie Waller et Florence Kadri.
Au vu de la multitude de salles et de la relative étroitesse du parcours, nous souhaitons mettre en place des animations très courtes afin de ne pas ralentir et encombrer les espaces par un nombre trop important de visiteurs. Ces ponctuations sont confiées à quatre artistes, comédiennes et chanteuses, qui accompagnent les visiteurs en leur contant des anecdotes du passé, en intervenant par le geste, de façon drôle, poétique, décalée, ou encore en chantant. Leurs costumes évoquent le 17ème, le 18ème siècle ou le Premier Empire, elles sont soubrettes, marquises ou encore l’une de ces « sœurs grises » qui étaient chargées de soigner les invalides.
L’auditorium Austerlitz :
Le salon littéraire de madame Récamier : Regards sur le passé – De Louis XIV à Napoléon Ier, jours de gloire et sombres jours.
Lecture mise en scène par Philippe Penguy, assisté d’Agnès Valentin. Avec Florence Carrique, Agnès Valentin, et les musiciens Jean-Michel Deliers et Denis Zaidman.
Au cours de la soirée, nous proposons au visiteur une parenthèse, un moment intime où il peut s’asseoir, voir, écouter. Imaginons Juliette Récamier et son amie la baronne de Bourgoin tenant salon. Les textes présentés sont issus de correspondances, de mémoires, de poèmes et d’écrits courant du règne de Louis XIV à la Restauration. On peut ainsi entendre des extraits de Mme de Sévigné, Racine, Corneille, Molière, Voltaire, Charles de Batz (D’Artagnan) Michelet, Mme Roland, la duchesse d’Abrantès, Napoléon Bonaparte, Adrien Bourgogne, Alfred de Musset et Henri Monnier. Des textes graves, ironiques, poétiques et souvent drôles qui, durant trente minutes, nous restituent les jours de gloire, de défaite, le regard des grands et celui des anonymes sur différents épisodes de la grande ou de la petite histoire.
Multi-instrumentistes, ponctuant ou accompagnant la lecture, Jean-Michel Deliers et Denis Zaidman rythment ce moment.
Le réfectoire Turenne :
« Un vent de liberté » :
Lecture mise en scène par Philippe Penguy. Avec Clémence Boué, Didier Boulle, Olivier Descargues, Frédéric Rose, Nicolas Thibault et Jacqueline Zouary.
Une scène centrale coupe en deux l’espace du réfectoire Turenne. Les visiteurs-spectateurs peuvent donc entrer de chaque côté de la salle et entendre une parole différente selon l’endroit qu’ils ont choisi. Sur cette estrade se tiennent six comédiens-lecteurs incarnant des orateurs de la Révolution Française. Nous marquons ainsi le 220ème anniversaire de ce moment fondateur de l’histoire de France, en donnant à entendre des extraits de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, des discours de Danton, Robespierre, Babeuf, d’échanges à la tribune de l’Assemblée nationale entre Rabaud de Saint-Etienne, Target, Barère de Vieuzac, Mirabeau. Ils puisent également dans les rapports de l’Abbé Grégoire, les réflexions de Sade. Et puis aussi, peut-être, ils portent une parole plus poétique et plus drue, celle d’Arthur Rimbaud.
Depuis 2009, le Musée de l’Armée fait régulièrement appel à la compagnie Cyclone. Nous avons donc eu le plaisir et le privilège de présenter des formes théâtrales, des spectacles d’escrime, de l’Histoire Vivante au sein de ce lieu chargé d’Histoire.
2009 : Mise en scène de La Nuit des Musées. A cette occasion nous avons présenté six spectacles, mis en scène par Philippe Penguy. Trois de ces spectacles ont été représentés dans la cour d’Honneur mise en lumière par nos soins, un autre dans le réfectoire Turenne, un autre encore à l’Auditorium Charles de Gaulle, et enfin une forme interactive dans les allées du département Moderne, qui rouvrait ses portes ce soir-là après plusieurs années de rénovation. Devant le succès rencontré lors de cette soirée, nous avons été sollicités la même année afin de présenter de nouveau ces spectacles lors des Journées du Patrimoine 2009.
2011 : Mise en scène des Nocturnes du Musée de l’Armée. Trois spectacles déambulatoires intitulés Joutes Verbales, Joutes Musicales conçus sur mesure pour le Département Ancien, le Département Moderne et le département des Deux Guerres Mondiales.
2014 : A l’occasion de l’exposition Mousquetaires, nous avons transformé, sous la houlette de Philippe Penguy et avec l’apport des membres de l’U.S.I Escrime, de l’association Fortuna et des Gardes Françaises, l’ancien réfectoire Turenne en salle d’Armes du XVIIème siècle. Deux jours durant, les visiteurs ont ainsi pu assister aux exercices d’escrime, passes d’Armes et leçons de fleuret, rapière ou Grand Bâton, dans une ambiance conviviale où évoluaient plus de 30 escrimeurs et escrimeuses en costume d’époque.
2023 : Pour célébrer l’exposition La haine des clans, consacrée aux guerres de religion, la compagnie Cyclone a organisé un grand bal Renaissance au sein du réfectoire Turenne. Musiciens et Maître à danser, Escrimeurs et comédiens ont mis à l’honneur les danses, poètes et combats du 16ème siècle.
Artiste multi-instrumentiste, il se consacre aux répertoires médiévaux et Renaissance après des études de flûte traversière classique et de musicologie, et après une pratique approfondie de la musique traditionnelle française.
Il partage son activité entre les concerts qu’il donne, notamment avec les ensembles In Cortezia et Alegria, qu’il a co-fondés, et la musique de scène, aussi bien comme compositeur ou arrangeur que comme interprète. Il a notamment travaillé au théâtre avec Marc François, Jérôme Savary, Bruno Sermonne, Christian Rist ; il a aussi pris part à des lectures poétiques à la Maison de la Poésie à Paris, au Festival d’Avignon, à l’Hôtel Beury (Centre d’Art et de Littérature) et dans des productions France-Culture.
Il a collaboré à de nombreux enregistrements avec des producteurs comme Pierre Vérany/ Arion, Radio-France, Frémeaux et Associés, ou en autoproductions. Avec la compagnie Cyclone, il a joué comme comédien et musicien dans les spectacles Mélisande et le père Noël, de Philippe Penguy, Macbeth, de William Shakespeare, Le retour de Merlin, de Philippe Penguy, D’une guerre l’autre, paroles de Français dans la tourmente, montage de textes d’Agnès Valentin.
Il participe au travail de recherche de la compagnie Cyclone sur Le livre des Ciels, de Leslie Kaplan, et sera sur scène en 2019 pour la création de ce projet dirigé par Philippe Penguy.
Elle se lance dans le métier de comédienne en 1997 après un parcours professionnel à l’étranger, formée au théâtre par Catherine Dasté, Pierre Vielhescaze, René Loyon… Si sa première formation est scientifique (agronomie), elle est passionnée par la littérature et n’a eu de cesse que d’aller vers la langue, les mots, d’abord dans les sciences humaines puis dans la presse et l’édition, et au théâtre. Elle a aussi beaucoup pratiqué la danse, contemporaine, africaine, afro-cubaine ou flamenca, selon les pays où elle a habité.
En 2014, elle retrouve le metteur en scène Philippe Penguy (Cie Cyclone) – avec qui elle a joué les rôles d’une sorcière et de Lady Macduff dans Macbeth(2012-2013), au théâtre Le Ranelagh à Paris, au Théâtre de Vitré et au théâtre Berthelot à Montreuil) – pour le spectacle Femmes de légende, montage de textes joué le 8 mars à l’espace Michel-Simon, à Noisy-le-Grand. Il s’agissait d’accompagner le travail de quatorze amateurs et de s’emparer collectivement de textes choisis parlant des femmes d’aujourd’hui et d’hier.
Elle joue des pièces contemporaines (de Rodrigo Garcia en 2004, de Jean Cocteau en 2003, de Noëlle Renaude en 2002…), des textes littéraires (Parents d’après Hervé Guibert en 1997-1999, travail choral à six acteurs), conçoit et interprète des spectacles à partir d’œuvres littéraires ou de poésie (L’Homme assis dans le couloir de Marguerite Duras en 2003, La nuit remue d’Henri Michaux en 1999), concocte des montages de textes (Beckett, Bernhard, Koltès, Louis-Combet, Sade, Sapienza, Stachura, Walser…) pour des lectures, et joue également dans des pièces issues de paroles recueillies (Joli Coquelicot Mesdames en 2005-2007) ou d’ateliers d’écriture (Le Pain citoyen en 2010-2011, avec la Cie Cyclone).
Elle anime des ateliers de théâtre et d’écriture, est assistante à la mise en scène (auprès de Christian Germain en 2002 et 2005) et met en scène une troupe amateur (Femmes-cibles d’Eve Ensler en 2008-2010, hôpital Charles-Foix à Ivry-sur-Seine et Gare-au-théâtre à Vitry-sur-Seine). Elle enregistre des voix off dans des films-essais mêlant écriture, arts plastiques et création sonore. Elle joue des petits rôles dans des longs métrages (avec Benoît Jacquot, Iliana Lolic…), des rôles plus importants dans des courts métrages, séries et films-essai. En 2013, elle suit un stage avec Brigitte Sy et Catherine Corsini, et, en 2014, elle joue une prostituée dans L’Astragale de Brigitte Sy.
Elle est à l’affiche de Louise, elle est folle, de Leslie Kaplan (texte publié chez POL) dans une mise en scène de Philippe Penguy.
Lauréat de différents concours nationaux et internationaux d’Art sonore (Prix France Culture, France Inter et France Musique aux concours Chasseurs desons/ radio France, deux premiers prix au Concours International du MeilleurEnregistrement Sonore), co-fondateur de différents ensembles de musique médiévale (Alegria et In Cortezia), Jean-Michel Deliers participe au sein de nombreuses compagnies d’horizons très différents à diverses expériences musicales et théâtrales. En tant que compositeur, musicien interprète ou comédien, il a travaillé entre autres avec Marc François, Jérôme Savary, Bruno Sermonne et a collaboré pendant treize ans aux créations de la Compagnie Christian Rist. Parcours qui le conduira, en France comme à l’étranger, dans de nombreux festivals, dont celui d’Avignon et sur les planches d’une trentaine de scènes nationales.
Il a collaboré en tant que compositeur, interprète, ou réalisateur son à différentes productions phonographiques, radiophoniques et vidéo (Radio France, Arion, Alpha Productions, Le GREC, Wendigo Films…).
Jean-Michel Deliers collabore régulièrement avec la Compagnie Cyclone : il a notamment co-signé, avec Denis Zaidman, la création sonore et musicale de ses récentes productions : Andromaque d’Euripide, Le Mangeur de bruits, Les petitesmorts de Nicolas Flamel de Mathias Colnos et Véronique Langeley, Le Retour deMerlin de Philippe Penguy, Mélisande et le Père Noël de Philippe Penguy, Lesalon littéraire de Madame Récamier, lecture-spectacle musicale mise en scène par Philippe Penguy, Joutes verbales, joutes musicales, parcours théâtraux et musicaux créés pour Les Nocturnes du Musée de l’Armée, Macbeth, de William Shakespeare, produit par le théâtre Le Ranelagh, et D’une guerre l’autre, paroles de Français dans la tourmente.
En 2017 il signe tout l’univers sonore de Louise, elle est folle, de Leslie Kaplan, dans une mise en scène de Philippe Penguy.
Agnès Valentin, comédienne, metteuse en scène, autrice
Après avoir obtenu un premier prix d’art dramatique au Conservatoire de région de Metz, elle a complété sa formation auprès de Stanislas Nordey, Philippe Ferran, Jean-Paul Denizon, Joël Pommerat et Alain Gautré. Elle a récemment participé à un travail de recherche sur le Théâtre de Sénèque sous la direction de Claude Degliame (Cie Jean-Michel Rabeux).
Depuis 2003, elle travaille régulièrement avec la Compagnie Cyclone en collaboration avec Philippe Penguy : actuellement elle répète Le Livre des ciels de Leslie Kaplan, joue Louise, elle est folle de Leslie Kaplan et D’une guerre l’autre, paroles de Français dans la tourmente, spectacle théâtral et musical autour des deux guerres mondiales, dont elle a réuni les textes. Sa passion pour les mots l’a amenée à réaliser le montage de textes pour d’autres spectacles de la compagnie, dans lesquels elle a joué : Femmes de légende (création pour La Journée internationale des droits des femmes), Joutes verbales, joutesmusicales, parcours théâtraux et musicaux proposés pour Les Nocturnes du Musée de l’Armée, Le salon littéraire de Madame Récamier. Elle a aussi interprété Lady Macbeth dans Macbeth de Shakespeare, Juliette dans Noce à la villa de Philippe Penguy, la boulangère dans Du paincitoyen, spectacle créé à partir d’ateliers d’écriture menés sur la ville de Gonesse, Perrenelle dans Les petites morts de Nicolas Flamel de Mathias Colnos et Véronique Langeley (création contemporaine). En outre, elle a participé à deux créations Jeune public de la compagnie Cyclone : Mélisande et le Père Noël conte écrit par Philippe Penguy et Shéhérazade l’enchanteresse, spectacle qu’elle a écrit, d’après Les Mille et Une Nuits.
Elle va commencer à la rentrée 2019 des répétitions avec Patrick Alluin (Cie Mireno théâtre) sur un texte de Tennessee Williams. Elle a aussi travaillé avec Jessica Rivière (Cie Boréale) dans Petites histoires de la folie ordinaire de Petr Zelenka, Lucas Olmedo (Cie Le bal des ifs) dans une série théâtrale Opération Moby Dick, épisode 2 : Le temps en sursis, Julien Gaillard (Cie Oblio-di-Me ) autour de Penthésilée, motif d’après Kleist, Violaine Chavanne (Cie Tant pis pour la glycine ) dans La Forcede l’habitude de Thomas Bernhard (rôle du clown) et Italienne avec orchestre de Jean-François Sivadier (rôle de la diva), ainsi qu’avec Thierry Degré (Cie Kheops) dans Les Femmes savantes de Molière (rôle de Philaminte) et Martine Laisné (Cie Arcadie) dans L’Epreuve de Marivaux (rôle de Madame Argante). Auparavant, elle a travaillé avec la Comédie de Metz et de Moselle.
Elle tourne pour la télévision et le cinéma (Les Femmes du 6ème étage de Philippe Le Guay), joue également dans de nombreux courts-métrages (récemment, Les deux couleurs d’Ortance de Malec Démiaro, sélectionné dans le cadre des Découvertes du Saint-André desArts à Paris et La belle gueule de Thierry Sausse) et participe à des lectures mises en espace.
Enfin, elle nourrit un intérêt particulier pour l’écriture, ce qui l’a amenée à faire des stages avec les auteurs Stéphane Jaubertie, Pascal Rambert et Christophe Fiat notamment. Elle a écrit deux scénarios, Au creux du souvenir, Rêve de foot et un texte théâtral à l’attention du Jeune public, Ariane ou les tribulations d’une petite fille.
En outre, elle anime des ateliers et des stages de théâtre et d’écriture auprès d’enfants (autour du conte notamment), d’adolescents (lycée de Saint-Ouen, ateliers pour des terminales présentant l’option théâtre au bac, en 2019 projet autour de Fever de Leslie Kaplan et de son théâtre avec une classe de 1ère, en collaboration avec le professeur de littérature, l’auteure et Philippe Penguy) et d’adultes. Dans le cadre de la Cie Cyclone et avec le soutien de la ville de Gonesse et du CGET (Commissariat général à l’égalité des territoires), elle a écrit et mis en scène avec des Gonessiens et des professionnels quatre spectacles : Histoires de vêtements, histoires de vie, Le chant de la liberté (travail sur le sexisme), Voix de femmes (travail autour des violences faites aux femmes), Alyia et le démagique, spectacle Jeune Public sur la liberté d’expression et les enjeux environnementaux créé pour le Noël des centres sociaux de la ville de Gonesse. Actuellement, elle travaille à une adaptation contemporaine de Peau d’âne d’après Charles Perrault qui sera joué en décembre 2019 pour le Noël des centres sociaux de Gonesse.
Philippe Penguy – Metteur en scène, comédien, auteur
Metteur en scène, comédien, auteur, enseignant d’escrime de spectacle et directeur de combats, il est co-fondateur et directeur artistique de la Cie Cyclone. Formé comme comédien à l’American Center, il joue régulièrement au théâtre (Charlemagne dans La chanson de Roland, Pélée dans Andromaque d’Euripide, Nicolas Flamel dans Les petites morts de Nicolas Flamel de Véronique Langeley et Mathias Colnos, Hélicanus et différents rôles dans Périclès, prince deTyr de Shakespeare, le grand Tui du palais et différents rôles dans Turandot de Brecht, le chevalier dans L’heureux stratagème de Marivaux, Tchouboukov dans Une demande en mariage de Tchekhov, Zigalov et le général dans Une noce de Tchekhov…). Parallèlement à son parcours de comédien, il est l’auteur de neuf pièces de théâtre (Rouge est le sang, Le passager de la nuit, une trilogie sur le roi Arthur et un conte de Noël, Mélisande et le père Noël, à destination du Jeune Public…). Il a également travaillé comme assistant à la mise en scène de Sylvain Lemarié pour l’Odyssée, d’après Homère ainsi que comme assistant-réalisateur pour la chaîne de télévision la Cinq de 1989 à 1992.
En 2009, il conçoit et dirige six spectacles (Les mousquetaires 1643, La salled’Armes 1740, Duellistes sous le Premier Empire, Les réminiscences, Lesalon littéraire de Madame Récamier, Un vent de liberté) à l’occasion de La Nuitdes Musées et des Journées du Patrimoine, pour le musée de l’Armée à l’Hôtel National des Invalides. Pour ces spectacles, il fait délibérément le choix de trois spectacles axés sur l’Escrime Artistique, destinés à être vus dans la Cour d’Honneur par plusieurs milliers de spectateurs, et de trois spectacles intimistes joués dans l’Auditorium Austerlitz, Le Grand Salon ou les allées du Musée. En 2011 il écrit et met en scène Noce à la Villa une commande pour la ville de Noisy-le-Grand.
En 2012 il met en scène Macbeth de Shakespeare, qui a été joué près de 70 fois au théâtre Le Ranelagh à Paris, au théâtre Berthelot à Montreuil ainsi qu’au théâtre Jacques Duhamel de Vitré. En 2013, il monte Femmes de légendes dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes pour l’espace Michel Simon à Noisy-le Grand et en 2014 D’une guerre l’autre, paroles de Français dans latourmente, spectacle théâtral et musical autour des deux guerres mondiales, joué à Paris, en banlieue parisienne et à Lyon et Limoges.
Il dirige également des spectacles de rue pour la compagnie Cyclone (Un jour auMoyen-Âge spectacle à 15 personnages, joué depuis 2004), des ateliers d’écriture débouchant sur des spectacles théâtraux ou des courts-métrage au sein des quartiers de la ville de Gonesse (Les pitoyens en 2006, Du pain citoyen en 2010, le court-métrage Rêve de foot en 2013, un documentaire sur la famille en 2014, un défilé spectacle autour du thème Histoires de vêtements,histoire de vies prévu pour 2016). Ces divers projets financés par la région Ile-de-France, La Politique de la Ville et la commune de Gonesse, ont souvent combiné ateliers d’écriture et de photographie et ont débouché sur plusieurs expositions, spectacles et projections présentés à l’occasion des Journées Citoyennes.
Il a également fondé la section d’Escrime Ancienne à Ivry-sur-Seine en 2001, intervient à l’Opéra National de Paris comme escrimeur et Maître d’Armes (Otello, de Verdi, mes Petrika Ionesco, Lucia di Lammermoor, de Donizetti, mes Andreï Serban), et est amené à régler les combats de différents spectacles (Bretagne en Marches, Les faux jumeaux vénitiens, Coucy à la Merveille, Le dernier bal de la reine …). Il a par ailleurs écrit deux romans historiques, le premier intitulé Fleur de bataille, paru en octobre 2021, et Le gentilhomme provençal, paru en novembre 2025, tous deux aux éditions Complicités, plusieurs nouvelles et travaille à un scénario de long-métrage.
En 2017 il monte Louise, elle est folle de Leslie Kaplan, et 2019 verra la création du Livre des Ciels, adaptation du roman de Leslie Kaplan. En 2022 il mettra en scène Olympe, une vie d’Amours et de combats, dont il signe également l’écriture. En 2024 il met en scène Le Malade Imaginaire de Molière. Janvier 2026 verra la création de « Sailor & Lula, souviens-toi » dont il est également l’auteur.
Il reçoit en 2020 la médaille d’honneur de la ville de Gonesse pour l’ensemble de son action dans les quartiers prioritaires de la commune.
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