Macbeth

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Toutes photos(c)Stefania Iemmi 2012

Créé le 7 septembre 2012 au théâtre Le Ranelagh (Paris 16ème) et joué ensuite au Centre Culturel Jacques Duhamel à Vitré (Ille et Villaine) et au théâtre Berthelot (Montreuil), ce spectacle a été joué près de 70 fois.

Production : Compagnie Cyclone/théâtre Le Ranelagh. Résidences : 2 semaines à Gonesse (Val d’Oise) et 2 semaines à Vitré (Ille et Villaine). Macbeth, de William Shakespeare. Mise en scène et lumières : Philippe Penguy. Traduction : Jean-Michel Desprats. Décor : Sylvain Cahen. Costumes : Marie-Hélène Repetto. Création musicale et sonore : Jean-Michel Deliers, Denis Zaidman. Photographies du spectacle : Stefania Iemmi. Avec : Laurent Le Doyen, Agnès Valentin, Emmanuel Oger, Anne Beaumond, Teddy Melis, Emilie Jourdan, Lionel Robert, Géraldine Moreau-Geoffrey, Jean-Michel Deliers, Denis Zaidman.

Voir le prologue : Prologue Macbeth

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Résumé

« Macbeth » est une tragédie à part dans l’œuvre de Shakespeare. Tragédie du sang et du chaos, paradoxe sur le pouvoir et l’inconscient, elle porte en elle cette poésie compacte, pas forcément « jolie », mais évocatrice et puissante.

Duncan, roi d’Ecosse, sauve son trône grâce à la loyauté et au courage de ses généraux, Macbeth et Banquo. Célébrés comme des héros, les deux amis rencontrent sur la lande trois sorcières qui délivrent leur prophétie : Macbeth deviendra roi et Banquo engendrera des rois…

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Dès lors, l’engrenage de l’ambition se met en marche. Poussé par sa femme, Macbeth assassine Duncan. C’est le premier crime d’une longue série. Devenu roi d’Ecosse, il décide ensuite d’éliminer Banquo et sa descendance, et fait régner la tyrannie sur tout le royaume. Mais le remords et la folie le guettent, pendant qu’en Angleterre Malcolm, fils de Duncan, prépare la reconquête.

Sorcières monstrueuses ou séductrices, portier paillard, assassins tordus côtoient les rois et les guerriers, donnant corps et relief à la noirceur.

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Revue de Presse :

Dans une mise en scène tout en symboles, on retrouve avec bonheur tous les méandres de l’âme humaine. Cela commence comme dans un songe. On ne sait où se trouve la ligne d’horizon, la terre semble se mouvoir et se liquéfier jusqu’à l’apparition des trois sorcières. La pièce de Shakespeare est un morceau de bravoure où chaque personnage est ciselé, bijoux sans éclats, rongés par leurs turpitudes. Quelle leçon de philosophie. Quelle étude humaine, quelle épopée moderne. Un très beau moment théâtral. Pascale Besses-Boumard. La Tribune.

Il faut du courage, de la foi et de la passion – et peut-être une dose d’inconscience – pour s’attaquer à une telle oeuvre où se mêlent grandeur, complots, assassinats, ambition, folie et remords, fantastique et poésie. Philippe Penguy nous en propose, dans ce magnifique théâtre du Ranelagh dont les sombres boiseries conviennent parfaitement à l’univers tourmenté de l’auteur, une version à la fois épique et classique. Nicole Bourbon. Reg’Arts.

Le décor de Sylvain Cahen est réussi et les costumes de Marie-Hélène Repetto simplement sublimes. La beauté de ce théâtre magnifique participe au charme et la foi de cette vraie troupe emporte l’adhésion. Christian-Luc Morel. Froggy’s Delight.

 Voici une production shakespearienne plutôt rare (Macbeth n’est pas souvent monté) et tout à fait réussie. Texte excellent, tendu comme un arc, que le metteur en scène Philippe Penguy a à peine raccourci en adaptant la traduction de Jean-Michel Déprats. Sa mise en scène est résolument dynamique : il utilise toutes les ressources du théâtre pour agrandir ce qui peut sembler un « petit » plateau pour une pièce comme celle-là. Agnès Valentin en lady Macbeth est impeccable, tant au début de la pièce où, calculatrice et sans état d’âme, elle pousse son époux au régicide, que dans la scène de somnambulisme où, dévorée par le remords, elle n’est plus que le spectre d’elle-même. Maglm (Mag elle aime)

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Le théâtre du Ranelagh démarre en fanfare sa saison par le non moins mythique Macbeth. Ce spectacle événement, s’appuyant sur une scénographie épurée, tient toutes ses promesses tant la mise en scène de Philippe Penguy nous rappelle l’âge d’or des films de capes et d’épées. Exportant le spectacle dans la salle même, Philippe Penguy, plonge le public au cœur de l’action. La troupe de comédiens décline avec talent l’une des œuvres majeures du grand Will. Les comédiens sont justes et  nous procurent plaisir et émotions qui couronnent cette belle réussite. Laurent Schteiner. Théâtre.com.

 Le dispositif ingénieux qui sert de décor, l’utilisation d’un gigantesque tissu, évoquant le flottement de la croûte terrestre et des éclairages de qualité permettent de donner une impression de largeur. La respiration de ce spectacle répond à une mise en place soignée des acteurs et de leurs mouvements, une sonorité musicale appropriée et l’agencement des combats sont très bien venus. Bruno-Stéphane Chambon. Politique Magazine.  Lien interview

Le décor est simple, un long tissu figurant la lande, une passerelle pour le château. C’est dans ce décor que pendant plus de deux heures les comédiens évoluent. La mise en scène est efficace, les costumes adaptés. Un classique merveilleusement bien adapté. Ouest-France.

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Note de mise en scène

L’œuvre de Shakespeare porte cette universalité passionnante, foisonnante, vertigineuse, qui nous permet aujourd’hui encore de prendre le pouls du monde et de notre condition humaine éternellement questionnée. Pièce tragique, pièce politique, « Macbeth » est la pièce du chaos, et notre monde est également un chaos en devenir, à moins qu’il ne soit déjà LE chaos.  » Macbeth » est une pièce qui va vite, l’enchainement des situations et la rapidité de l’action entrainent et surprennent les protagonistes eux-mêmes dans la dynamique infernale du crime.

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Macbeth est un homme qui de héros devient tyran sanguinaire, mais il est aussi une force et un mystère. Surtout, il n’est pas seul. Macbeth est double, et Lady Macbeth l’accompagne comme Juliette accompagne Roméo. Nous avons choisi d’explorer la dimension mystérieuse de ce couple maudit, mais passionnel, mais amoureux car la tragédie de Macbeth révèle des myriades d’éléments qui nous dépassent.

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« Le clair est noir, le noir est clair, Planons dans la brume et le mauvais air.  » claironnent dès le début de la pièce les sorcières. S’extirpant des profondeurs de la Terre, elles surgissent, se transforment en êtres vaguement humains, sorcières à barbes, créatures maléfiques. Sûrement moins maléfiques, toutefois, que les hommes eux-mêmes. Avant d’entamer sa ronde bouffonne, le trio infernal, tel un coryphée antique, prend un malin plaisir à titiller les peurs, les frustrations, les ambitions, la faim dévorante du couple Macbeth pour le lancer dans une aventure de folie et de mort.

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Sons d’ailleurs et instruments rares et anciens, joués sur scène par deux musiciens font entrer le spectateur dans un univers sonore, une scénographie virtuelle, un décor qui ne dit pas son nom. Au chaos mental répond le chaos du monde, à la fois effrayant et fascinant. Macbeth est une pièce cosmique, une pièce métaphysique questionnant l’être au monde, sondant la dimension à la fois tragique et bouffonne de notre condition humaine. Le rire n’est jamais loin du ricanement, le ricanement du cauchemar.

La découverte de la langue et du rythme du texte induits par la traduction de Jean-Michel Desprats a constitué une part importante du travail avec les comédiens. Il s’agissait de dégager la gestuelle, le rythme charnel de cette langue à la fois âpre et poétique. Imaginer un langage des corps pour une pièce de chair et de sang a été un autre axe de recherche : danse-contact, étreintes, combats.

Une scénographie simple, composée d’un tissu de 150 m² figurant la lande ou le magma, une passerelle pour le château permettant plusieurs niveaux de jeu, la table du banquet. Nous cherchons à convoquer l’imagination plutôt que l’historicité, le symbole plutôt que la réalité dans une pièce qui fait la part belle à la fantasmagorie.

Lien vidéo présentation : Ranelagh

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Une réflexion sur “Macbeth

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