Le roi Arthur

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Le Roi Arthur est la première pièce d’une trilogie consacrée au légendaire Roi de Bretagne. Production compagnie Cyclone. Avec le soutien de la ville de Gonesse et de l’ADAMI.

Le roi Arthur, de Philippe Penguy. Mise en scène et scénographie Véronique Langeley. Avec Philippe Penguy (Kay, Merlin, le chevalier noir) et Jocelyne Prouha (Arthur, Morgane, Le lutin).

Spectacle Jeune Public pour les petits et les grands. Combats à l’épée de bois, chevaux et chansons pour une quête épique et poétique, à la découverte de l’enfance d’Arthur.

Ce spectacle, créé à Gonesse en 2001, a été accueilli de manière enthousiaste par la presse :

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L’Histoire : Arthur face à sa légende.

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Ce héros mythique a vraiment existé. Il fut un chef de guerre qui, par son action militaire, semble avoir retardé d’un demi siècle l’invasion saxonne. Arthur aurait vu le jour au sixième siècle ; il serait donc plus éloigné encore de nous que Charlemagne, et son royaume bien peu de chose comparé à celui de l’empereur d’Occident.
C’est dire s’il est difficile de s’appuyer sur des données scientifiques. C’est dire si la réalité historique est éloignée du chevalier en armure véhiculée par Geoffroy de Monmouth ou Chrétien de Troyes. Ces auteurs, relayés plus tard par le cinéma ou le dessin animé, ont situé le cycle arthurien au XIIe ou XIVe siècle, agrémentant la légende d’épisodes divers pour le plus grand plaisir du public.

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Notre spectacle : il retrace l’enfance d’Arthur, depuis sa naissance et le secret qui l’entoure, le soin que prend de lui Merlin, et son apprentissage en compagnie de Kay, son frère de lait. Un apprentissage pas toujours facile, adouci par la présence de la forêt, les facéties d’un lutin, la joie de la découverte. Ainsi Arthur grandit jusqu’à la découverte d’Excalibur et son affrontement avec le redoutable chevalier Noir.

 

 

Andromaque, d’Euripide

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Andromaque, tragédie d’Euripide. Traduction Jean et Mayotte Bollack.

Mise en scène et décor Véronique Langeley. Costumes Jacques René-Lorin. Lumières Philippe Penguy. Création affiche et dessins Rayto. Assistant à la mise en scène Philippe  Penguy. Régie générale Gérard Duboin-Huberson. Musique à la création Xavier Benelmadjat. Musique à la reprise Jean-Michel Deliers et Denis Zaidman.

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Lourds casiers judiciaires, graves pathologies, désirs troubles, troubles du désir. Cruauté, naufrage et perversion: Y’aurait-il quelque chose de pourri au royaume de Phthie? Le faucon du Seigneur de Delphes -Loxias « le Tordu » dit Apollon- est là pour en témoigner. Il plane, il guette, il observe le combat pulsionnel des héros tragiques aux désirs sans trêve, aux mains pleines de sang. « Le temps est hors de ses gonds » pour les Exilés, les Bannis et les races Maudites.

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Distribution : Andromaque  Jocelyne Prouha. Servante, Molottos, Nourrice Valérie Perron. Hermione Sabrina Horvais-Amengual. Ménélas, Messager Alexandre Bourguignon. Pélée, un garde Philippe Penguy. Oreste, un garde Arman Vossougui. Thétis, les choreutes  Caroline Frossard. Le coryphée Pierre-Yves Massip.

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Spectacle créé à Gonesse en 2001. Reprise à Gonesse et Paris (Sudden-Théâtre) en 2002.

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Noce à la Villa

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Toutes photos Stefania Iemmi 2011

Noce à la Villa, est une pièce écrite et mise en scène par Philippe Penguy.

NOCE A LA VILLA

La distribution :

Elle est composée d’acteurs professionnels de la compagnie Cyclone, de comédiens bénévoles issus de l’association Fortuna ou des ateliers-théâtre de la ville de Noisy-le-Grand.

Juliette Raynal, la sœur du père :  Agnès Valentin, compagnie Cyclone. Eléonore Raynal, la mère : Florence Kadri, compagnie Cyclone. Julie Raynal, la fille : Géraldine Moreau-Geoffrey, compagnie Cyclone.  Omar, l’intendant de Juliette : Hassan El Jaï, compagnie Cyclone. Félix, jardinier à la Villa : Didier Boulle, compagnie Cyclone. Gustave Delcourt, fiancé de Julie : Morgan Guerbé, compagnie Cyclone. 

Jules Raynal, le père : Yves Houllier, association Fortuna.  Julien Raynal, le fils : Clément Eoche-Duval, association Fortuna. Albert, majordome à la Villa : Jean-François Thiriot, association Fortuna.

Marguerite, femme de chambre à la Villa : Kheira Bezouaouia, atelier-théâtre de Noisy. Ernestine, cuisinière à la Villa : Jacqueline Touchard, atelier-théâtre de Noisy.  

Domestiques, invités à la noce, fiancés dans le cauchemar de Julie : Bénévoles de Noisy-le-Grand et danseurs de l’association « Quadrilles et polkas ».

L’équipe technique : Vincent Tudoce, régisseur général. Jérôme Pigeon, régisseur. Lucie Franz, régisseur son. Marie-Hélène Repetto, costumière. Collaboration costumes : Acta Fabula.

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En 2011, la ville de Noisy-le-Grand, après plusieurs années de rénovation, ouvre un nouveau lieu Culturel, La Villa Cathala. Il est alors demandé à la compagnie Cyclone de concevoir un spectacle pour l’inauguration de ce lieu. Rapidement le choix du théâtre s’impose. Philippe Penguy écrit alors une pièce dont le seul point commun avec le lieu est le Second Empire, et imagine l’histoire d’une famille ayant habité cette demeure.

NOCE A LA VILLA

Complot, passions, rivalités, amour, action, tout est fait pour donner aux spectateurs des émotions dans la grande tradition du Romantisme.

NOCE A LA VILLA

Au final, un spectacle qui mélange les comédiens professionnels de la compagnie Cyclone, nos amis de l’association Fortuna, et qui met également en scène une importante figuration et un groupe de reconstitution des danses XIXème, l’association Quadrilles et Polkas. Une distribution comportant 45 personnes. La pièce dure 1h40 et la mise en scène s’est adaptée à l’espace, transformant le perron de la Villa en scène de théâtre, utilisant la façade, le jardin et les terrasses, ajoutant un parquet de danse de 80m2 pour une représentation unique et spectaculaire.

NOCE A LA VILLA

L’histoire : Aux alentours de 1860, la famille Raynal habite une villa florentine sur la commune de Noisy-le-Grand. Il y a Jules, le père, industriel, Eléonore, sa femme, et deux grands enfants. Le fils, Julien, est dans une école militaire. Quant à la fille, Julie, elle va bientôt se fiancer. Toute la maisonnée se prépare donc pour ce grand événement, depuis Félix, le jardinier, jusqu’à Ernestine, la cuisinière. Survient alors un personnage que tout le monde avait oublié. Il s’agit de Juliette, la sœur de Jules Raynal, qui vit en Afrique du Nord. Son arrivée va bouleverser la vie de la villa.

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NOCE A LA VILLA

 

Shéhérazade l’enchanteresse

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Une comédienne seule en scène prend les habits de Shéhérazade la conteuse qui, pour échapper à la mort, ouvre avec malice les tiroirs de récits étranges et merveilleux, emportant ainsi petits et grands dans un voyage plein de rebondissements.

Et comme par magie, Shéhérazade se métamorphose tour à tour en marchand, en djinn, en ifrite, en vieillard, en khalife, en jeune fille prononçant des paroles d’exorcisme…

Si le spectacle a été créé dans une salle de théâtre, le centre culturel Auguste Dobel disposant d’une telle structure, il peut bien sûr s’adapter à d’autres espaces comme les médiathèques. De même, la durée du spectacle est modulable en fonction du public concerné (de 40 mn à une heure), sachant qu’il s’adresse à des 6-12 ans.

AGNES, CONTES POUR ENFANTS
Photo Stefania IEMMI
AGNES, CONTES POUR ENFANTS
Photo Stefania IEMMI

Note d’intention

En construisant ce spectacle, en travaillant sur le montage effectué par Agnès Valentin, je me suis aperçu que je ne connaissais aucune des histoires qu’elle me présentait. Et pourtant, toutes ces histoires étaient formidables, drôles et donnant matière à une véritable recherche de sens.

Dans l’univers tellement fourni du conte, « Les Mille et Une Nuits » sont peut-être les plus célèbres. Cependant peu de personnes les ont finalement lus en entier. Ce n’est pas si grave. Ils sont tellement nombreux que l’on peut à sa guise picorer dans l’ouvrage et se rassasier au hasard des pages d’une histoire terrible, émouvante ou comique.

Shéhérazade est présente au début ou à la fin de l’histoire, elle fait le lien avec le conte suivant, puisqu’il faut bien nourrir l’appétit du roi Chahryiar pour le merveilleux.

Eviter la mort et celle d’autres femmes en racontant des histoires, des contes à dormir debout, tel est le postulat des « Mille et Une Nuits ».

Comment ne pas s’émerveiller de l’idée du poète qui chercha, il y a déjà tellement de temps, à pallier la folie meurtrière par l’imagination ; car au travers de cette histoire, de toutes ces histoires, il en est une qui revient continuellement, une histoire d’amour et de paix, un rêve de sage, de fou ou d’enfant…

Nous vous convions à un spectacle qui peut être vu de tous, d’une durée de 40 minutes à une heure, un temps de parole et de geste, où vous pourrez découvrir  ou redécouvrir des histoires extraordinaires.

Agnès Valentin est seule en scène, il n’y a pas d’effets de théâtre, il y a juste une comédienne qui, par son énergie et son talent, nous emmène dans un voyage universel, celui du conte, ce vecteur commun à toutes les civilisations.

Philippe Penguy

Macbeth

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Toutes photos(c)Stefania Iemmi 2012

Créé le 7 septembre 2012 au théâtre Le Ranelagh (Paris 16ème) et joué ensuite au Centre Culturel Jacques Duhamel à Vitré (Ille et Villaine) et au théâtre Berthelot (Montreuil), ce spectacle a été joué près de 70 fois.

Production : Compagnie Cyclone/théâtre Le Ranelagh. Résidences : 2 semaines à Gonesse (Val d’Oise) et 2 semaines à Vitré (Ille et Villaine). Macbeth, de William Shakespeare. Mise en scène et lumières : Philippe Penguy. Traduction : Jean-Michel Desprats. Décor : Sylvain Cahen. Costumes : Marie-Hélène Repetto. Création musicale et sonore : Jean-Michel Deliers, Denis Zaidman. Photographies du spectacle : Stefania Iemmi. Avec : Laurent Le Doyen, Agnès Valentin, Emmanuel Oger, Anne Beaumond, Teddy Melis, Emilie Jourdan, Lionel Robert, Géraldine Moreau-Geoffrey, Jean-Michel Deliers, Denis Zaidman.

Voir le prologue : Prologue Macbeth

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Résumé

« Macbeth » est une tragédie à part dans l’œuvre de Shakespeare. Tragédie du sang et du chaos, paradoxe sur le pouvoir et l’inconscient, elle porte en elle cette poésie compacte, pas forcément « jolie », mais évocatrice et puissante.

Duncan, roi d’Ecosse, sauve son trône grâce à la loyauté et au courage de ses généraux, Macbeth et Banquo. Célébrés comme des héros, les deux amis rencontrent sur la lande trois sorcières qui délivrent leur prophétie : Macbeth deviendra roi et Banquo engendrera des rois…

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Dès lors, l’engrenage de l’ambition se met en marche. Poussé par sa femme, Macbeth assassine Duncan. C’est le premier crime d’une longue série. Devenu roi d’Ecosse, il décide ensuite d’éliminer Banquo et sa descendance, et fait régner la tyrannie sur tout le royaume. Mais le remords et la folie le guettent, pendant qu’en Angleterre Malcolm, fils de Duncan, prépare la reconquête.

Sorcières monstrueuses ou séductrices, portier paillard, assassins tordus côtoient les rois et les guerriers, donnant corps et relief à la noirceur.

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Revue de Presse :

Dans une mise en scène tout en symboles, on retrouve avec bonheur tous les méandres de l’âme humaine. Cela commence comme dans un songe. On ne sait où se trouve la ligne d’horizon, la terre semble se mouvoir et se liquéfier jusqu’à l’apparition des trois sorcières. La pièce de Shakespeare est un morceau de bravoure où chaque personnage est ciselé, bijoux sans éclats, rongés par leurs turpitudes. Quelle leçon de philosophie. Quelle étude humaine, quelle épopée moderne. Un très beau moment théâtral. Pascale Besses-Boumard. La Tribune.

Il faut du courage, de la foi et de la passion – et peut-être une dose d’inconscience – pour s’attaquer à une telle oeuvre où se mêlent grandeur, complots, assassinats, ambition, folie et remords, fantastique et poésie. Philippe Penguy nous en propose, dans ce magnifique théâtre du Ranelagh dont les sombres boiseries conviennent parfaitement à l’univers tourmenté de l’auteur, une version à la fois épique et classique. Nicole Bourbon. Reg’Arts.

Le décor de Sylvain Cahen est réussi et les costumes de Marie-Hélène Repetto simplement sublimes. La beauté de ce théâtre magnifique participe au charme et la foi de cette vraie troupe emporte l’adhésion. Christian-Luc Morel. Froggy’s Delight.

 Voici une production shakespearienne plutôt rare (Macbeth n’est pas souvent monté) et tout à fait réussie. Texte excellent, tendu comme un arc, que le metteur en scène Philippe Penguy a à peine raccourci en adaptant la traduction de Jean-Michel Déprats. Sa mise en scène est résolument dynamique : il utilise toutes les ressources du théâtre pour agrandir ce qui peut sembler un « petit » plateau pour une pièce comme celle-là. Agnès Valentin en lady Macbeth est impeccable, tant au début de la pièce où, calculatrice et sans état d’âme, elle pousse son époux au régicide, que dans la scène de somnambulisme où, dévorée par le remords, elle n’est plus que le spectre d’elle-même. Maglm (Mag elle aime)

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Le théâtre du Ranelagh démarre en fanfare sa saison par le non moins mythique Macbeth. Ce spectacle événement, s’appuyant sur une scénographie épurée, tient toutes ses promesses tant la mise en scène de Philippe Penguy nous rappelle l’âge d’or des films de capes et d’épées. Exportant le spectacle dans la salle même, Philippe Penguy, plonge le public au cœur de l’action. La troupe de comédiens décline avec talent l’une des œuvres majeures du grand Will. Les comédiens sont justes et  nous procurent plaisir et émotions qui couronnent cette belle réussite. Laurent Schteiner. Théâtre.com.

 Le dispositif ingénieux qui sert de décor, l’utilisation d’un gigantesque tissu, évoquant le flottement de la croûte terrestre et des éclairages de qualité permettent de donner une impression de largeur. La respiration de ce spectacle répond à une mise en place soignée des acteurs et de leurs mouvements, une sonorité musicale appropriée et l’agencement des combats sont très bien venus. Bruno-Stéphane Chambon. Politique Magazine.  Lien interview

Le décor est simple, un long tissu figurant la lande, une passerelle pour le château. C’est dans ce décor que pendant plus de deux heures les comédiens évoluent. La mise en scène est efficace, les costumes adaptés. Un classique merveilleusement bien adapté. Ouest-France.

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Note de mise en scène

L’œuvre de Shakespeare porte cette universalité passionnante, foisonnante, vertigineuse, qui nous permet aujourd’hui encore de prendre le pouls du monde et de notre condition humaine éternellement questionnée. Pièce tragique, pièce politique, « Macbeth » est la pièce du chaos, et notre monde est également un chaos en devenir, à moins qu’il ne soit déjà LE chaos.  » Macbeth » est une pièce qui va vite, l’enchainement des situations et la rapidité de l’action entrainent et surprennent les protagonistes eux-mêmes dans la dynamique infernale du crime.

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Macbeth est un homme qui de héros devient tyran sanguinaire, mais il est aussi une force et un mystère. Surtout, il n’est pas seul. Macbeth est double, et Lady Macbeth l’accompagne comme Juliette accompagne Roméo. Nous avons choisi d’explorer la dimension mystérieuse de ce couple maudit, mais passionnel, mais amoureux car la tragédie de Macbeth révèle des myriades d’éléments qui nous dépassent.

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« Le clair est noir, le noir est clair, Planons dans la brume et le mauvais air.  » claironnent dès le début de la pièce les sorcières. S’extirpant des profondeurs de la Terre, elles surgissent, se transforment en êtres vaguement humains, sorcières à barbes, créatures maléfiques. Sûrement moins maléfiques, toutefois, que les hommes eux-mêmes. Avant d’entamer sa ronde bouffonne, le trio infernal, tel un coryphée antique, prend un malin plaisir à titiller les peurs, les frustrations, les ambitions, la faim dévorante du couple Macbeth pour le lancer dans une aventure de folie et de mort.

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Sons d’ailleurs et instruments rares et anciens, joués sur scène par deux musiciens font entrer le spectateur dans un univers sonore, une scénographie virtuelle, un décor qui ne dit pas son nom. Au chaos mental répond le chaos du monde, à la fois effrayant et fascinant. Macbeth est une pièce cosmique, une pièce métaphysique questionnant l’être au monde, sondant la dimension à la fois tragique et bouffonne de notre condition humaine. Le rire n’est jamais loin du ricanement, le ricanement du cauchemar.

La découverte de la langue et du rythme du texte induits par la traduction de Jean-Michel Desprats a constitué une part importante du travail avec les comédiens. Il s’agissait de dégager la gestuelle, le rythme charnel de cette langue à la fois âpre et poétique. Imaginer un langage des corps pour une pièce de chair et de sang a été un autre axe de recherche : danse-contact, étreintes, combats.

Une scénographie simple, composée d’un tissu de 150 m² figurant la lande ou le magma, une passerelle pour le château permettant plusieurs niveaux de jeu, la table du banquet. Nous cherchons à convoquer l’imagination plutôt que l’historicité, le symbole plutôt que la réalité dans une pièce qui fait la part belle à la fantasmagorie.

Lien vidéo présentation : Ranelagh

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« Louise, elle est folle » de Leslie Kaplan

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Louise, elle est folle. Une pièce de Leslie Kaplan. Mise en scène : Philippe Penguy. Distribution : Anne Beaumond et Agnès Valentin. Création sonore : Jean-Michel Deliers. Lumières : Anne-Marie Guerrero. Production Compagnie Cyclone. Résidence de création de 2 semaines à Port-Louis (56) en avril 2016.

Ce spectacle reçoit le soutien de la SPEDIDAM (LA SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées).

Actuellement :

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Voir la bande-annonce :

Résumé : Deux femmes s’affairent dans un décor de chantier. L’une installe des bâches, l’autre empile méticuleusement des canettes de bière. Cette opposition entre l’utile et le futile va déterminer toute la suite. Pour ces deux femmes dont on ne connaîtra jamais le nom, le conflit est là, présent, palpable dans les corps et dans les mots. L’une reproche à l’autre sa trahison, de manière obsessionnelle, récurrente tout au long de la pièce. L’autre ne comprend pas, ou fait semblant de ne pas comprendre. Seule Louise, témoin invisible et bouc émissaire, pourrait nous en dire plus, mais on ne la verra jamais. Et puis il y a les réconciliations, les sujets sur lesquels elles sont d’accord, la société de consommation, la pollution, la politique, Dieu, l’enfance qui affleure de manière burlesque ou tragique. Et nous, les spectateurs ? On écoute, on rit souvent, on s’interroge, on sourit parfois, on est ébloui par la virtuosité du langage de Leslie Kaplan, qui au travers de ce texte drôle et fort, caustique et émouvant, nous fait sentir de manière brûlante notre actualité…

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(c)Sarah Merzouk 2016

Programmateurs, vous pouvez télécharger le dossier ici : LOUISE dossier

Et regarder le teaser : Teaser Louise, elle est folle

Voici le message de soutien de Joël Jouanneau à l’issue de notre sortie de résidence en avril 2016 :

Lorsque la comédienne Anne Beaumond m’a remis pour lecture Louise, elle est folle, de Leslie Kaplan, me demandant s’il pouvait être envisagé que la compagnie Cyclone de Philippe Penguy s’installe en résidence à Port-Louis une quinzaine de jours afin d’y travailler, j’ai sagement pris le livre et précisé que j’allai tout d’abord le lire avant de lui donner ma réponse, et après lecture si je l’ai vite appelée pour lui dire oui, ce oui était celui d’un lecteur certes séduit par le texte mais surtout perplexe quant à son passage au plateau, et c’est même cette  perplexité qui était motrice, à l’image du joueur de poker disant oui chiche, oui pour voir. Deux semaines après la réponse était sur le plateau, devant un public par deux fois enthousiaste, tout autant que moi, confronté à deux comédiennes virtuoses incarnant une langue afin d’incarner leurs personnages, une langue alerte où les mots disent la folie du jour et de l’époque dans un espace épuré, un pur geste scénographique pour esquisser ce chantier qu’est le monde d’aujourd’hui, chantier qu’il nous faut bien entreprendre si l’on veut réparer les vivants, et regardant cela je me suis dit : dommage que tu ne sois pas directeur de théâtre, tu t’empresserais de le produire et de le programmer.

Joël Jouanneau, 17 juin 2016. 

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(c)Sarah Merzouk 2016

Les trois premières représentations de Louise, elle est folle ont été accueillies avec enthousiasme les 22, 24 et 25 novembre 2016 à l’Espace Beaujon (Paris 8ème). Leslie Kaplan nous a fait le plaisir de sa présence le 24 et a rencontré les spectateurs à l’issue de la représentation. En janvier 2017 nous sommes allés présenter ce spectacle au Théâtre du Petit Matin, à Marseille.

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Lien Théâtre du Petit Matin

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(c)Sarah Merzouk 2016

Note d’intention

Le projet de monter Louise, elle est folle est né du désir des deux comédiennes et de leur complicité. L’une découvre le texte Louise, elle est folle dans le même temps que l’autre voit Déplace le ciel, par Frédérique Loliée et Elise Vigier à Saint-Denis… désir évident de s’emparer de l’écriture de Leslie Kaplan et de ce dialogue « renversant » entre deux femmes.

Elles me proposent alors ce texte. Je travaille régulièrement avec elles tant sur des projets purement professionnels comme Macbeth de Shakespeare, ou sur des projets mêlant professionnels et amateurs dans le cadre d’actions s’inscrivant dans la vie de la cité (ateliers d’écriture et de jeu menant à un spectacle ou au tournage d’un court-métrage). Notre dernière collaboration s’est d’ailleurs faite dans le cadre de Mars au féminin à Noisy-le-Grand. Un travail mené avec 16 femmes a donné naissance à un spectacle intitulé, Femmes de légende, représenté à l’espace Michel Simon le 8 mars 2014.

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(c)Sarah Merzouk 2016

J’ai tout de suite été conquis par ce texte à la fois drôle et engagé, qui interroge un monde affolé, en perte de sens, dans lequel l’humain n’est plus que quantité négligeable, un texte qui fait la part belle au langage, tour à tour obsessionnel, créatif, poétique, logorrhée, vide ou plein, qui enferme ou qui libère.

Ces femmes chassent le cliché, traquent la langue de bois, pointent l’absurdité par un langage décalé. Elles déboulonnent les idées reçues en laissant apparaître des situations saugrenues, en déplaçant les lignes de la normalité et de la folie. Il y a de la joie, de la curiosité, de la fantaisie, de l’étonnement dans cet échange sans concessions. Aucune psychologie dans la situation : elles se parlent, se questionnent sur elles-mêmes et sur le monde avec franchise et brutalité.

Car ce dialogue jubilatoire est aussi plein de violence : ces femmes se cherchent, s’accusent, se sentent trahies par l’autre et par les mots de l’autre, ressassent les reproches qu’elles s’adressent. Le rapport à l’autre est un rapport de force, comme dans la société. Une joute entre deux femmes miroirs « comme si chacune représentait pour l’autre quelque chose qu’elle rejette », en elle-même et dans le monde. Le théâtre est simplement là, dans ce conflit et cette rencontre avec l’autre, dans le rythme et la précision des mots qu’elles se lancent.

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(c) Sarah Merzouk 2016

Pas de situation « réaliste » pour ce duo-duel oratoire. Les deux femmes s’enferment et s’échappent d’une construction improbable faite d’un escabeau, d’une bâche, à la manière d’un perpétuel chantier. Où l’action se déroule t’elle ? Dans un squat, un appartement ? Chantier à l’image de leur vie et du monde. Chantier des corps en mouvement sur une recherche à venir. Chantier de la langue en perpétuel mouvement, au sens mouvant, à la ponctuation jubilatoire, à la grammaire rafraîchissante.

Très vite, il m’est apparu évident de faire appel à Jean-Michel Deliers pour la création sonore. Outre le fait que Leslie Kaplan évoque des bruits, des craquements dans ses didascalies, ce huit-clos qui parle tellement du monde ne peut qu’être envahi par ce dernier. Protégées par des murs, nos deux protagonistes ne peuvent échapper aux tourments de la civilisation, celle-ci les rattrape, se fait tout d’abord entendre et finira par les submerger.

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(c)Sarah Merzouk 2016)
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Femmes de légende

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toutes photos (c)Stefania Iemmi 2014

Ce spectacle a été conçu en 2014 à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. A cette occasion, la compagnie Cyclone a été sollicitée par la Mairie de Noisy-le-Grand afin de mener à bien un grand projet destiné à être représenté à l’Espace Michel Simon, en présence de 500 spectateurs.

Au final, un plateau de 17 artistes, dont 14 comédiennes et 1 comédien amateurs de la ville accompagnés de 2 professionnelles, les comédiennes Agnès Valentin et Anne Beaumond. Une forme à la frontière du théâtre et de la danse contemporaine, mise en scène par Philippe Penguy.

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Distribution : Agnès Valentin, Anne Beaumond, Kheira Bezouaouïa, Marie-Claire Bouny, Nicole Giné-Castellvi, Gérard Grébert, Céline Laneres, Marie-Laure Legrand, Catherine Lollivier, Salima Melili, Lise Mirzica-Odisio, Christine Mourgues, Patricia Mourgues, Assia Saci, Victoria Taing (violon), Alix Touchard, Jacqueline Touchard.

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